Jon Kabat-Zinn à Paris le 29 avril prochain !

Jon Kabat-ZInn

Jon Kabat-Zinn, le « père » du protocole MBSR, sera à Paris le mercredi 29 avril pour une conférence sur le thème : Le pouvoir de transformation de la méditation de pleine conscience. Réservez vite, c’est organisé en partenariat avec Psychologie Magazine et il y aura du monde.

Un heureux évènement !

C’est avec émotion et grand plaisir que je vous annonce la publication aux Editions Leduc.s de mon livre, Transformez votre vie par la pleine conscience.

Transformez votre vie par la pleine conscience_c1-2

 Un guide pratique pour « s’y mettre », pour commencer à cultiver la présence, la pleine conscience au coeur de nos vies.

Très largement inspiré du protocole MBSR, ce livre en suit le déroulement, tout en jetant un éclairage personnel sur la pratique de pleine conscience

J’ai pris plaisir à l’émailler de réflexions et références qui m’inspirent, en lien avec cette pratique.

Sept enregistrements de méditations guidées à télécharger y sont par ailleurs proposés.

Transformez votre vie par la pleine conscience coûte 17 €. Vous pouvez vous le procurer en librairie, ou bien en cliquant sur la couverture ci-dessus.

Je souhaite de tout coeur que Transformez votre vie par la pleine conscience  apporte à ses lecteurs plaisir et enrichissement intérieur !

 

Quoi de neuf en 2015 ?

STAY TUNED : UNE SURPRISE VOUS ATTEND LE 13 JANVIER !

A quoi tu participes ?

Avec humour mais sans ambages, Rav Benchetrit nous invite à dépasser la peur et vivre au présent pour devenir le héros qui sommeille en chacun de nous. Enjoy!

La méditation, on peut en rire aussi

Nicole Ferroni nous raconte son expérience de la méditation et décode avec finesse les intentions cachées de ses chantres : on ne vous a pas tout dit !

La méditation : une invitation au sourire

La pratique de pleine conscience repose sur sept attitudes fondamentales de l’esprit :

  • le non-jugement
  • la patience
  • l’esprit du débutant
  • la confiance
  • le non-effort
  • l’acceptation
  • le lâcher prise.

Moi, je voudrais en ajouter une : l’humour !

Parce que quand on s’astreint jour après jour à s’asseoir une demi-heure à une heure sur un coussin pour « regarder le moment présent » et qu’1 fois, 10 fois, 1000 fois on s’aperçoit que l’esprit « s’est fait la malle » et se balade un peu partout sauf dans le moment présent, mieux vaut ne pas se prendre trop au sérieux !

Attention : il ne s’agit pas là d’un humour sarcastique ou ironique qui tendrait à nous tourner en ridicule. La petite voix perchée sur notre épaule qui juge chacun de nos actes et qui dirait : « C’est bien la peine de faire tout ça si tu n’es même pas fichu de rester concentré plus de deux minutes ! » Non, je parle d’un humour empreint de bienveillance et de tendresse. Un sourire intérieur qui dirait : « Tiens, tiens, mon esprit est encore parti se balader… Je n’y ai vu que du feu, il est vraiment fort ! Allez, revenons à la respiration. Renouvelons notre intention de rester là, présent. »

Comment nous en vouloir lorsque notre esprit vagabonde ? Que pouvons-nous y faire, puisque nous ne sommes pas ! L’humour  nous permet alors de ne pas prendre les choses de façon personnelle. Et c’est ce qu’évoque Romain Gary dans La Promesse de l’Aube :

Instinctivement, sans influence littéraire apparente, je découvris l’humour, cette façon habile et entièrement satisfaisante de désamorcer le réel au moment même où il va vous tomber dessus. L’humour a été pour moi, tout le long du chemin, un fraternel compagnonnage : je lui dois mes seuls instants véritables de triomphe sur l’adversité. Personne n’est jamais parvenu à m’arracher cette arme, et je la retourne d’autant plus volontiers contre moi-même, qu’à travers le « je » et le « moi », c’est à notre condition profonde que j’en ai. L’humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l’homme sur ce qui lui arrive. Certains de mes « amis », qui en sont totalement dépourvus, s’attristent de me voir, dans mes écrits, dans mes propos, tourner contre moi-même cette arme essentielle ; ils parlent, ces renseignés, de masochisme, de haine de soi-même, ou même, lorsque je mêle à ces jeux libérateurs ceux qui me sont proches, d’exhibitionnisme ou de muflerie. Je les plains. La vérité est que « je » n’existe pas, que le « moi » n’est jamais visé, mais seulement franchi, lorsque je tourne contre lui mon arme préférée ; c’est à la situation humaine que je m’en prends, à travers toutes ses incarnations éphémères. 

Je voudrais finir dans un grand éclat de rire, celui d’un homme qui ne se prend pas au sérieux : que ce rire vous accompagne dans votre journée et bien plus loin !

 

Traduction du film :

Joseph coure vers l’aubergiste : « Aidez-moi, je vous en supplie, aidez-moi, ma femme va avoir un bébé ! » 

L’aubergiste répond : « Désolé, ce n’est pas ma faute. » 

Et Joseph de dire : « Ce n’est pas la mienne non plus ! » 

Petite histoire pour vous inviter à méditer

Un maître prenant de l’âge était fatigué d’entendre son élève se plaindre sans cesse. Un matin, il l’envoya chercher du sel. Au retour de l’élève, le maître lui dit d’ajouter une poignée de sel à un verre d’eau et de boire le tout.

« Quel goût cela a-t-il ? » demanda le maître.

« C’est amer. » dit l’élève.

Le maître étouffa un rire et dit au jeune homme de jeter la même poignée de sel dans le lac. Les deux hommes se dirigèrent en silence vers le lac le plus proche et lorsque l’élève eut lancé le sel dans l’eau, le vieil homme dit : « Maintenant, bois de l’eau du lac. »

Comme l’eau dégoulinait du menton du jeune homme, le maître demanda : « Quel goût celà a-t-il ? »

« C’est frais. » remarqua l’élève.

« Sens-tu le sel ? » demanda le maître.

« Non. » dit le jeune homme. Sur quoi le maître s’assit à côté de ce jeune homme si sérieux et expliqua doucement.

« La souffrance dans la vie est du sel pur : ni plus, ni moins. La quantité de souffrance dans notre vie reste exactement la même. Cela dit le degré d’amertume que nous sentons dépend du contenant dans lequel nous mettons la souffrance. Aussi lorsque tu souffres, la seule chose que tu puisses faire est d’élargir ta perception des choses. Cesse d’être un verre. Deviens un lac. »

En pratiquant la pleine conscience, nous apprenons précisément à élargir notre perception. La méditation nous permet de prendre conscience de nos ressentis et de la façon dont ils nous affectent, puis de choisir la réponse que nous voulons y apporter. Nous pouvons donc choisir de ne pas nous rétracter, de ne pas rétrécir face à une expérience déplaisante, mais de rester ouverts : c’est seulement en restant ouverts que nous pourrons espérer aller au-delà de ce qui nous escagasse. Et qui sait ? Peut-être qu’au-delà, il y a de jolies choses qui nous feront dire que tout cela n’est pas si grave.

Méditer, c’est se donner les moyens de devenir plus vaste, au point peut-être de devenir « larger than life » comme disent les anglo-saxons : plus grand que nature, plus grand que la vie, et donc capable de l’embrasser toute entière !