Archives de Catégorie: Bienveillance

Un heureux évènement !

C’est avec émotion et grand plaisir que je vous annonce la publication aux Editions Leduc.s de mon livre, Transformez votre vie par la pleine conscience.

Transformez votre vie par la pleine conscience_c1-2

 Un guide pratique pour « s’y mettre », pour commencer à cultiver la présence, la pleine conscience au coeur de nos vies.

Très largement inspiré du protocole MBSR, ce livre en suit le déroulement, tout en jetant un éclairage personnel sur la pratique de pleine conscience

J’ai pris plaisir à l’émailler de réflexions et références qui m’inspirent, en lien avec cette pratique.

Sept enregistrements de méditations guidées à télécharger y sont par ailleurs proposés.

Transformez votre vie par la pleine conscience coûte 17 €. Vous pouvez vous le procurer en librairie, ou bien en cliquant sur la couverture ci-dessus.

Je souhaite de tout coeur que Transformez votre vie par la pleine conscience  apporte à ses lecteurs plaisir et enrichissement intérieur !

 

L’empathie, ou « savoir écouter au bon endroit »

« L’empathie ou la compassion, c’est la présence portée à ce que je vis ou à ce que l’autre vit. » (Thomas d’Ansembourg)

Je viens de lire le livre de Thomas d’Ansembourg « Cessez d’être gentils, soyez vrai ! Etre avec les autres en restant soi-même » et son passage sur l’empathie m’a beaucoup plu. Il y évoque la difficulté que l’on peut rencontrer à accueillir la souffrance de l’autre et donne quelques clés pour y répondre d’une façon plus « écologique », c’est-à-dire en préservant notre propre intégrité tout en apportant à l’autre le soutien dont il a besoin.

Face à une personne qui souffre et faute de nous sentir intérieurement assez solide, nous pouvons rencontrer deux peurs. Celle, irrationnelle mais néanmoins profonde, d’être « contaminé » par cette souffrance, et celle de n’être pas à la hauteur, de n’être pas « la bonne personne qui fait bien tout ce qu’il faut pour les autres » pour reprendre les mots d’Ansembourg. Si nous cédons à cet accès de panique et/ou de culpabilité, nous opterons selon toute probabilité pour une de ces réponses à la fois maladroites et inefficaces :

  • Minimiser les préoccupations de l’autre : « Mais non, ce n’est pas si grave, tu vas voir, ça va s’arranger… »
  • L’abreuver de nos « bons » conseils
  • Revenir à nous : « Ah oui, je vois ce que tu veux dire, moi aussi ça m’est arrivé, quand j’ai dû etc, etc. »

Et ce faisant, nous nous occupons non pas de l’autre mais de nous. Nous tentons hâtivement de colmater la brèche ouverte de notre impuissance, laissant finalement l’autre seul avec sa souffrance.

Maintenant revenons en arrière et utilisons notre pratique de pleine conscience pour répondre au mieux à cette situation délicate :  une personne qui nous est chère souffre et s’en ouvre à nous. Prenons un moment pour observer ce qui se passe non seulement « dehors », en écoutant attentivement ce que nous dit cette personne, mais également « dedans », en écoutant non moins attentivement ce que la situation soulève chez nous comme sensations physiques, émotions et réflexions.

A l’écoute de nous-même et de l’autre, ancrés dans notre respiration et dans notre être, nous pouvons alors accueillir ce qui vient et offrir à l’autre la seule chose dont il a besoin dans l’immédiat : un bras ! Un bras sur lequel s’appuyer pour descendre au fond du puits de sa souffrance et regarder sa blessure bien en face. Après seulement viendra le temps de panser la plaie, de chercher une issue.

L’empathie comme le dit Thomas d’Ansembourg, c’est savoir accueillir ce que nous vivons ou ce que l’autre vit. C’est s’abstenir de faire quoi que ce soit, pour être et être avec. Jour après jour, la pratique de la pleine conscience nous aide à développer la sécurité intérieure qui nous permettra de ne pas agir et de rester d’abord à l’écoute.

Acceptez que vous êtes vulnérables, vous vivrez mieux !

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » (Sénèque)

Mais pourquoi n’osons-nous pas ? Par peur de l’échec. Nous renonçons à aborder la belle inconnue dans le métro par peur d’être éconduit. Nous attendons que Big Boss nous accorde de lui-même une augmentation parce que demander nous ferait courir le risque qu’il refuse et signe à nos yeux le constat de notre incompétence. Nous omettons de dire à celui ou celle qui partage notre vie que nous l’aimons de crainte qu’il ou elle, nous prenant pour « acquis », ne nous en aime moins…

Chaque fois que nous envisageons d’oser quelque chose, notre esprit élabore des scénarii quant aux conséquences. Une faculté extraordinairement utile… et parfois complètement paralysante !

Voici la vie :

Balançoire

Mais lorsque notre esprit s’en mêle, il arrive que la vie ressemble plutôt à :

Elephants

Pourquoi les éléphants se font-ils de plus en plus lourds ? Parce que notre esprit est capable de construire une réalité de toutes pièces. Nous nous projetons dans l’avenir, nous efforçons d’expliquer les paroles ou les actes d’untel ou untel, nous indignons de ce que ceci ou cela n’arrive « qu’à nous », élaborons interminablement sur les conséquences possibles de tel ou tel choix que nous ferons… Bref nous sommes capable de mettre en scène notre propre psychodrame et de le rejouer encore et encore.

En pratiquant la méditation de pleine conscience, nous nous entraînons à introduire un peu de distance entre nous et le « psychodrame ». Si nous sommes présents, nous sommes à même de ne pas prendre l’histoire racontée par notre esprit pour argent comptant mais d’envisager que la réalité soit un peu différente. Nous ouvrons alors le champs des possibles. Nous nous offrons l’opportunité de répondre de la façon la plus adéquate aux sollicitations de la vie.

Acceptez que vous êtes vulnérables. Acceptez que peut-être la belle inconnue refusera le café que vous lui proposez, que Big Boss pourrait bien décider de ne pas vous augmenter et que chaque jour votre douce moitié est susceptible de juger que sa place n’est plus à vos côtés. Vous serez alors libre d’oser, libre de vivre chaque moment de votre vie… comme s’il comptait vraiment!

Jusqu’à présent je n’ai jamais rencontré personne qui, mieux que Brenee Brown, parle du pouvoir de la vulnérabilité.