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Bonne nouvelle : tout est noir ET blanc ! ;-)

Ces expressions vous disent-elles quelque chose ?

  • « Ca va, mais je suis fatigué(e)… »
  • « Il est joli, ton dessin, mon chéri, mais tu vois, les proportions ne sont pas respectées… »
  • « J’ai bien aimé ce film mais n’ai rien compris à la fin… »
  • « Je voudrais suivre cet atelier mais ça m’ennuie de laisser ma famille tout le week-end… »

Nous voyons le monde comme binaire. Il y aurait ce qui est bien et ce qui ne l’est pas… Les bonnes décisions et les mauvaises… le moments où ça va et (tous 🙂 ) les autres où ça ne va pas…

En vérité, rien n’est tout noir ou tout blanc… tout est noir ET blanc. Il y a dans le film l’Infinie Puissance du Coeur (réalisé par Drew Heriot et tiré d’un livre de Baptist de Pape) une très belle scène illustrant un conte japonais sur l’enfer et le paradis :

Un Samouraï qui avait vaincu et tué un grand nombre d’adversaires se présenta, tourmenté, devant le Maître Zen Hakuin et lui demanda :
samurai et Hakuin Ekaku
– « Vieil homme ! Dis-moi à quoi ressemblent l’enfer et le paradis ! »
– « Qui es-tu ? » 
Demanda le Maître.
– « Je suis le Samouraï … » 
– « Toi, un guerrier ?! » s’exclama Hakuin.
– « Mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait t’avoir à son service ? Tu as l’air d’un mendiant. » 

La colère s’empara du samouraï qui, furieux, dégaina son sabre. Hakuin poursuivit, goguenard :

– « Ah bon, tu as même un sabre ?! » 

Ecumant de rage, le samouraï brandit son arme au-dessus de la tête du sage. Celui-ci fit un geste de la main et dit :
– « Ici s’ouvrent les portes de l’enfer. » the_last_samurai_by_xlxnicoxlx

Impressionné par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina son sabre et s’inclina devant lui.

– « Ici s’ouvrent les portes du paradis » lui dit alors le Maître.

Ce sont nos pensées qui créent l’enfer et le paradis.

Dans le film, Hakuin est remplacé par une femme sage et l’histoire se poursuit : la femme montre au chevalier une toupie dont une moitié est peinte en noir, et l’autre en blanc. Lui montrant la face blanche, elle lui dit :

– « Ce n’est pas parce que tu ne vois pas le côté noir, (faisant tourner la toupie d’un demi-tour) qu’il n’existe pas… »

Et elle lance la toupie, qui alterne à nos yeux si vite entre le noir et le blanc que tout se mêle et elle devient grise…

Tout est noir ET blanc. Et lorsque nous avons à choisir une attitude, un projet, une réponse à une situation… il n’y a ni bonne ni mauvaise décision. Il y a simplement un choix à faire, au plus juste pour nous, à un instant t.

Pour voir comment résonne cette proposition dans votre vie, je vous invite à une expérience : remplacez le plus souvent possible dans votre expression le mot mais par le mot et.

  • « Ca va et je suis fatigué(e) »
  • « Ton dessin est super, et tu vois, les proportions ne sont pas respectées, tu aurais pu… »
  • « J’ai aimé ce film, et je n’ai rien compris à la fin »
  • « Je voudrais suivre cet atelier et ça m’ennuie de laisser ma famille tout le week-end »

Ca change, n’est-ce-pas ? Tout à coup, le monde n’est plus duel, les choses ne sont plus opposées… elles existent ensemble, dans une continuité plus… sereine.

La pleine conscience nous permet de faire une pause et de reprendre la main sur nos pensées et nos jugements, le plus souvent possible. De nous donner plus d’espace pour ne plus voir les choses comme opposées, mais comme coexistantes. Et de choisir plus tranquillement notre action dans le monde. La nôtre. Pas celle qui nous serait dictée par telle ou telle autorité, tel ou tel cadre social ou ordre moral.

Quant à L’Infinie Puissance du Coeur… le film n’est à mon goût pas complètement réussi ET je vous le recommande (notamment pour sa seconde moitié) 🙂

Cultiver sa capacité de concentration grâce à la méditation

Dans un monde où notre attention est sollicitée constamment et de toutes parts, la mindfulness peut nous aider à cultiver une meilleure concentration.

Comme pratiquer la méditation de pleine conscience consiste à porter son attention sur le moment présent, on pourrait naturellement penser qu’il s’agit de faire un effort de concentration. Que méditer consiste à surtout-surtout faire en sorte que l’esprit ne vagabonde pas et reste bien focalisé sur le souffle, les sensations corporelles, les sons ou tout autre objet d’attention que l’on aura choisi pour s’ancrer dans le présent.

Pas du tout. En réalité, il s’agit de poser son attention sur l’objet choisi* dans une attitude détendue, libre de tout effort… et lorsque l’on constate qu’elle a dérivé (et elle dérivera, l’esprit vagabondant par nature), à la ramener. sans émettre de jugement sur le fait qu’elle a dérivé, mais avec une intention chaque fois renouvelée d’être là, présent à ce qui se passe pour nous à cet instant.

Mais alors… pourquoi cette pratique nous aide-t-elle à rester mieux concentré ? Parce qu’elle nous permet :

  • De nous familiariser avec le fonctionnement de notre esprit (et ses vagabondages incessants… en toute bienveillance 🙂
  • De prendre l’habitude d’être à l’écoute de ce qui se passe pour nous à chaque instant
  • Par cette écoute, de prendre conscience des innombrables pensées qui occupent le plus souvent l’esprit, de ne pas nous laisser entraîner par elles, mais de faire la part des choses entre ces pensées et ce qui se déroule à ce moment

A ce sujet, Eckart Tolle cite dans son ouvrage Nouvelle Terre une image très parlante. Ce n’est pas la même chose de dire « Je suis ruiné » et « Il me reste 5,50€ sur mon compte en banque ». « Je suis ruiné », c’est une histoire et une fois que l’on a dit ça… la situation semble plutôt désespérée ! « Il me reste 5,50€ sur mon compte en banque » est un fait. Une fois qu’il est établi… qu’est-ce qu’on fait ? Tout est possible (ou presque 🙂 !

Et ainsi, en nous permettant de faire la part des choses entre les faits et l’histoire, pratiquer la mindfulness va « libérer de l’espace-disque », de sorte que nous ne serons plus si aisément happé par les sollicitations extérieures lorsque nous sommes concentrés sur quelque chose.

 

La chaîne française TF1 a consacré un reportage à la concentration et, à cette occasion, est venue filmer chez un client d’AMPLIA. Le sujet a été diffusé le 14 décembre 2015 au journal télévisé de 20h : découvrez-le ici.

 

* Lorsqu’on pratique la méditation de pleine conscience, on porte son attention sur son « expérience » de chaque instant. On peut ainsi choisir de prêter attention au souffle, ou bien aux sensations corporelles, ou bien aux sons, aux émotions, aux pensées… On prête attention à ce qui se passe pour nous moment après moment, soit en choisissant délibérément de se concentrer sur un de ces « objets » en particulier, soit en laissant émerger ce qui est prépondérant au fur et à mesure de la méditation. Ainsi, on peut être attentif à la respiration, puis un son se produit qui attire notre attention, puisune sensation corporelle émerge, ou bien une émotion… C’est comme si, à chaque instant, on se posait la questions : « Qu’est-ce qui est là pour moi maintenant ? Avec quoi suis-je (en termes de sensations corporelles, de perceptions sensorielles, d’émotions, de pensées…) ? »

Méditer pour déraciner la peur

Qui peut se vanter de ne pas connaître la peur ? Une des premières découvertes lorsque l’on commence à travailler sur soi – par la pratique de pleine conscience ou toute autre approche – est sans doute le rôle joué par la peur dans nombre de nos pensées, de nos paroles et de nos actes.

  • Peur de n’être pas à la hauteur
  • Peur de manquer (d’argent, de temps, de nourriture, d’amour, etc.)
  • Peur de perdre ceci ou cela (son travail, son logement, son temps, la santé, sa ligne, la face, sa mise, l’équilibre, la tête, etc.)
  • Peur de perdre quelqu’un (son mari ou sa femme, un enfant, ses parents, etc.)
  • Et bien d’autres encore, sans oublier bien sûr la peur entre toutes les peurs : celle  de mourir

Ainsi la plupart du temps, c’est bel et bien la peur qui est à la racine de nos jugements, de nos colères, de nos tristesses... vous ne me croyez pas ? Prenez le temps de questionner (honnêtement, cela va sans dire ! 🙂 quelques uns de vos sujets d’indignation et faites-moi signe si, en toute bonne foi, vous ne trouvez pas la moindre petite peur derrière tout ça ! Allez, essayez…

La pratique de mindfulness nous permet de prendre conscience de toutes ces peurs qui nous taraudent, mais également d’y faire face au mieux, ainsi que nous le décrit M. Ramesh :

 

Une peur, c’est un peu comme un fantôme : si je m’enfuis sans me retourner, elle grandira encore et encore derrière moi… alors que si je me retourne pour la toucher du doigt… Pfffiout, elle disparait… Enfin… non, j’exagère, elle ne disparait pas forcément… pas d’un coup d’un seul, en tout cas. Mais elle devient tout de suite moins effrayante, du seul fait que nous nous familiarisons avec elle.

Ce que dit M. Ramesh va même un peu plus loin. Cette phrase me touche particulièrement : « Notre plus grande peur n’est pas celle de mourir, mais celle de vivre pleinement. » Comme dans le poème de Marianne Williamson, Notre peur la plus profondeque je vous citais il y a un moment déjà :

« Notre peur la plus profonde n’est pas de n’être pas à la hauteur
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, non notre obscurité
Qui nous effraie le plus. »

En nous asseyant pour méditer, nous nous donnons l’espace pour mieux connaître notre peur, et pour lui donner une réponse autre que la fuite instinctive. Nous nous affranchissons de la peur, nous donnons une chance de repousser les limites de notre zone de confort et de nous dépasser… pour vivre plus pleinement.

La pleine conscience : un incontournable pour les dirigeants

Traduction légèrement écourtée de l’article de Christina Congleton, Britta K. Hölzel et Sara W. Lazar publié en ligne le 8 janvier 2015 par la Harvard Business Review : La pratique de pleine conscience peut littéralement changer votre cerveau.

Le monde des affaires est en effervescence quant à la « mindfulness » ou pleine conscience. Mais peut-être ne savez-vous pas que cette pratique à la mode est validée par la science dure. Des recherches récentes montrent que pratiquer la conscience sans jugement du moment présent (i.e. la pleine conscience) change le cerveau, et que ces changements devrait intéresser toute personne travaillant dans le monde aujourd’hui complexe des affaires.

Mindfulness

Nous avons contribué à ces recherches en 2011, avec une étude sur les participants d’une programme fondé sur la pleine conscience de 8 semaines (ndlr : le protocole MBSR). Nous avons observé un épaississement significatif de leur matière grise. Depuis, d’autres laboratoires de neurosciences de par le monde on étudié comment la méditation, une pratique clé de la pleine conscience ou mindfulness, change le cerveau. Cette année, une équipe de scientifiques de l’Université de Colombie Britannique et de l’Université Technologique Chemnitz a pu récolter les données de plus de 20 études et déterminer quelles régions du cerveau sont systématiquement remodelées. Ils en ont identifié au moins huit. Nous nous concentrons ici sur deux d’entre elles.

La première est le cortex cingulaire antérieur (CCA), une structure localisée en profondeur derrière le front, derrière le lobe frontal du cerveau. Il est associé avec l’autorégulation, soit la capacité de :

  • Contrôler volontairement son attention et son comportement
  • Retenir les réactions réflexes inappropriées
  • Changer avec flexibilité stratégie

(…) Les personnes qui méditent montrent des performances supérieures dans les tests d’autorégulation. Ils résistent mieux à la distraction, donnent des réponses justes plus souvent que les non-méditants. Outre l’autorégulation, le CAC est associé à l’apprentissage des expériences passées comme support de prise de décisions optimales. Les scientifiques notent l’importance capitale du CCA dans les contextes de conditions incertaines et changeant rapidement.

La seconde région qui nous intéresse est l’hippocampe, une région montrant un épaississement important de la matière grise dans le cerveau de nos participants au programme de pleine conscience en 2011. Cette zone en forme d’hippocampe is cachée derrière les tempes de chaque côté du cerveau et fait partie du système limbique, un réseau de structures associées avec les émotions et la mémoire. Elle est couverte de récepteurs de cortisol, l’hormone du stress, et des études ont montré qu’elle pouvait être endommagée par le stress chronique, contribuant ainsi à une spirale nocive dans le corps. Ainsi les personnes souffrant de maladies liées au stress comme la dépression ou le syndrome de stress post-traumatique ont-elles souvent un hippocampe de petite taille. Tout ceci met en évidence l’importance de cette région du cerveau dans la résilience, une autre aptitude clé dans le monde des affaires exigeant d’aujourd’hui.

Geschäftsmann, Nur kein Sress!

 

La mindfulness ou pleine conscience ne devrait plus être considérée comme une bonne idée pour les dirigeants, mais comme un incontournable. C’est une façon de :

  • Conserver un cerveau sain
  • Cultiver l’autorégulation
  • Cultiver la faculté de prendre de bonnes décisions
  • Se protéger du stress toxique

Elle peut être intégrée dans une vie religieuse ou spirituelle, ou pratiquée comme un entraînement mental dans un cadre purement laïc. Lorsque nous nous asseyons, prenons une respiration et nous engageons à être présent, surtout si nous le faisons en compagnie d’autres personnes faisant de même, nous avons la possibilité d’être changé.

Jon Kabat-Zinn à Paris le 29 avril prochain !

Jon Kabat-ZInn

Jon Kabat-Zinn, le « père » du protocole MBSR, sera à Paris le mercredi 29 avril pour une conférence sur le thème : Le pouvoir de transformation de la méditation de pleine conscience. Réservez vite, c’est organisé en partenariat avec Psychologie Magazine et il y aura du monde.

Un heureux évènement !

C’est avec émotion et grand plaisir que je vous annonce la publication aux Editions Leduc.s de mon livre, Transformez votre vie par la pleine conscience.

Transformez votre vie par la pleine conscience_c1-2

 Un guide pratique pour « s’y mettre », pour commencer à cultiver la présence, la pleine conscience au coeur de nos vies.

Très largement inspiré du protocole MBSR, ce livre en suit le déroulement, tout en jetant un éclairage personnel sur la pratique de pleine conscience

J’ai pris plaisir à l’émailler de réflexions et références qui m’inspirent, en lien avec cette pratique.

Sept enregistrements de méditations guidées à télécharger y sont par ailleurs proposés.

Transformez votre vie par la pleine conscience coûte 17 €. Vous pouvez vous le procurer en librairie, ou bien en cliquant sur la couverture ci-dessus.

Je souhaite de tout coeur que Transformez votre vie par la pleine conscience  apporte à ses lecteurs plaisir et enrichissement intérieur !

 

La méditation, on peut en rire aussi

Nicole Ferroni nous raconte son expérience de la méditation et décode avec finesse les intentions cachées de ses chantres : on ne vous a pas tout dit !

La méditation : une invitation au sourire

La pratique de pleine conscience repose sur sept attitudes fondamentales de l’esprit :

  • le non-jugement
  • la patience
  • l’esprit du débutant
  • la confiance
  • le non-effort
  • l’acceptation
  • le lâcher prise.

Moi, je voudrais en ajouter une : l’humour !

Parce que quand on s’astreint jour après jour à s’asseoir une demi-heure à une heure sur un coussin pour « regarder le moment présent » et qu’1 fois, 10 fois, 1000 fois on s’aperçoit que l’esprit « s’est fait la malle » et se balade un peu partout sauf dans le moment présent, mieux vaut ne pas se prendre trop au sérieux !

Attention : il ne s’agit pas là d’un humour sarcastique ou ironique qui tendrait à nous tourner en ridicule. La petite voix perchée sur notre épaule qui juge chacun de nos actes et qui dirait : « C’est bien la peine de faire tout ça si tu n’es même pas fichu de rester concentré plus de deux minutes ! » Non, je parle d’un humour empreint de bienveillance et de tendresse. Un sourire intérieur qui dirait : « Tiens, tiens, mon esprit est encore parti se balader… Je n’y ai vu que du feu, il est vraiment fort ! Allez, revenons à la respiration. Renouvelons notre intention de rester là, présent. »

Comment nous en vouloir lorsque notre esprit vagabonde ? Que pouvons-nous y faire, puisque nous ne sommes pas ! L’humour  nous permet alors de ne pas prendre les choses de façon personnelle. Et c’est ce qu’évoque Romain Gary dans La Promesse de l’Aube :

Instinctivement, sans influence littéraire apparente, je découvris l’humour, cette façon habile et entièrement satisfaisante de désamorcer le réel au moment même où il va vous tomber dessus. L’humour a été pour moi, tout le long du chemin, un fraternel compagnonnage : je lui dois mes seuls instants véritables de triomphe sur l’adversité. Personne n’est jamais parvenu à m’arracher cette arme, et je la retourne d’autant plus volontiers contre moi-même, qu’à travers le « je » et le « moi », c’est à notre condition profonde que j’en ai. L’humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l’homme sur ce qui lui arrive. Certains de mes « amis », qui en sont totalement dépourvus, s’attristent de me voir, dans mes écrits, dans mes propos, tourner contre moi-même cette arme essentielle ; ils parlent, ces renseignés, de masochisme, de haine de soi-même, ou même, lorsque je mêle à ces jeux libérateurs ceux qui me sont proches, d’exhibitionnisme ou de muflerie. Je les plains. La vérité est que « je » n’existe pas, que le « moi » n’est jamais visé, mais seulement franchi, lorsque je tourne contre lui mon arme préférée ; c’est à la situation humaine que je m’en prends, à travers toutes ses incarnations éphémères. 

Je voudrais finir dans un grand éclat de rire, celui d’un homme qui ne se prend pas au sérieux : que ce rire vous accompagne dans votre journée et bien plus loin !

 

Traduction du film :

Joseph coure vers l’aubergiste : « Aidez-moi, je vous en supplie, aidez-moi, ma femme va avoir un bébé ! » 

L’aubergiste répond : « Désolé, ce n’est pas ma faute. » 

Et Joseph de dire : « Ce n’est pas la mienne non plus ! » 

Petite histoire pour vous inviter à méditer

Un maître prenant de l’âge était fatigué d’entendre son élève se plaindre sans cesse. Un matin, il l’envoya chercher du sel. Au retour de l’élève, le maître lui dit d’ajouter une poignée de sel à un verre d’eau et de boire le tout.

« Quel goût cela a-t-il ? » demanda le maître.

« C’est amer. » dit l’élève.

Le maître étouffa un rire et dit au jeune homme de jeter la même poignée de sel dans le lac. Les deux hommes se dirigèrent en silence vers le lac le plus proche et lorsque l’élève eut lancé le sel dans l’eau, le vieil homme dit : « Maintenant, bois de l’eau du lac. »

Comme l’eau dégoulinait du menton du jeune homme, le maître demanda : « Quel goût celà a-t-il ? »

« C’est frais. » remarqua l’élève.

« Sens-tu le sel ? » demanda le maître.

« Non. » dit le jeune homme. Sur quoi le maître s’assit à côté de ce jeune homme si sérieux et expliqua doucement.

« La souffrance dans la vie est du sel pur : ni plus, ni moins. La quantité de souffrance dans notre vie reste exactement la même. Cela dit le degré d’amertume que nous sentons dépend du contenant dans lequel nous mettons la souffrance. Aussi lorsque tu souffres, la seule chose que tu puisses faire est d’élargir ta perception des choses. Cesse d’être un verre. Deviens un lac. »

En pratiquant la pleine conscience, nous apprenons précisément à élargir notre perception. La méditation nous permet de prendre conscience de nos ressentis et de la façon dont ils nous affectent, puis de choisir la réponse que nous voulons y apporter. Nous pouvons donc choisir de ne pas nous rétracter, de ne pas rétrécir face à une expérience déplaisante, mais de rester ouverts : c’est seulement en restant ouverts que nous pourrons espérer aller au-delà de ce qui nous escagasse. Et qui sait ? Peut-être qu’au-delà, il y a de jolies choses qui nous feront dire que tout cela n’est pas si grave.

Méditer, c’est se donner les moyens de devenir plus vaste, au point peut-être de devenir « larger than life » comme disent les anglo-saxons : plus grand que nature, plus grand que la vie, et donc capable de l’embrasser toute entière !

Et si en 2013 vous changiez quelque chose?

Le sage a dit: « Sois le changement que tu veux voir dans le monde » et peut-être avez-vous parfois envie de répondre: « Moi je veux bien mais par où commencer? »

Par un atelier de « mindfulness »!

La mindfulness ou pleine conscience est une pratique qui consiste à porter son attention sur le moment présent de façon délibérée et sans jugement.

 En cultivant la qualité de votre présence grâce au programme MBSR (« Mindfulness-Based Stress Reduction ») vous apprendrez à mieux répondre aux sollicitations de votre vie.

Vous développerez « la force de supporter ce qui ne peut être changé, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de distinguer l’un de l’autre. » (Marc-Aurèle)

Pour les timides ou les curieux, un atelier découverte de 3h

Quand: samedi 26 janvier, de 10h à 13h

Où: 98 boulevard des Batignolles, métro Villiers

Pour les plus déterminés, un atelier « MBSR »  sur 8 semaines à raison de 2h30 par semaine et une journée complète

Quand: les jeudis 10, 17, 24 et 31 janvier, 7, 21 et 28 février et 7 mars de 19h à 21h30 et le samedi 23 février de 9h à 16h30

Où: 98 boulevard des Batignolles, métro Villiers

J’organiserai un autre programme MBSR au printemps (du 11 avril au 6 juin) et d’autres ateliers découverte d’ici l’été.

Pour plus d’information ou pour vous inscrire, contactez Beryl

 Tel : 06 25 27 52 17

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