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Bonne nouvelle : tout est noir ET blanc ! ;-)

Ces expressions vous disent-elles quelque chose ?

  • « Ca va, mais je suis fatigué(e)… »
  • « Il est joli, ton dessin, mon chéri, mais tu vois, les proportions ne sont pas respectées… »
  • « J’ai bien aimé ce film mais n’ai rien compris à la fin… »
  • « Je voudrais suivre cet atelier mais ça m’ennuie de laisser ma famille tout le week-end… »

Nous voyons le monde comme binaire. Il y aurait ce qui est bien et ce qui ne l’est pas… Les bonnes décisions et les mauvaises… le moments où ça va et (tous 🙂 ) les autres où ça ne va pas…

En vérité, rien n’est tout noir ou tout blanc… tout est noir ET blanc. Il y a dans le film l’Infinie Puissance du Coeur (réalisé par Drew Heriot et tiré d’un livre de Baptist de Pape) une très belle scène illustrant un conte japonais sur l’enfer et le paradis :

Un Samouraï qui avait vaincu et tué un grand nombre d’adversaires se présenta, tourmenté, devant le Maître Zen Hakuin et lui demanda :
samurai et Hakuin Ekaku
– « Vieil homme ! Dis-moi à quoi ressemblent l’enfer et le paradis ! »
– « Qui es-tu ? » 
Demanda le Maître.
– « Je suis le Samouraï … » 
– « Toi, un guerrier ?! » s’exclama Hakuin.
– « Mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait t’avoir à son service ? Tu as l’air d’un mendiant. » 

La colère s’empara du samouraï qui, furieux, dégaina son sabre. Hakuin poursuivit, goguenard :

– « Ah bon, tu as même un sabre ?! » 

Ecumant de rage, le samouraï brandit son arme au-dessus de la tête du sage. Celui-ci fit un geste de la main et dit :
– « Ici s’ouvrent les portes de l’enfer. » the_last_samurai_by_xlxnicoxlx

Impressionné par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina son sabre et s’inclina devant lui.

– « Ici s’ouvrent les portes du paradis » lui dit alors le Maître.

Ce sont nos pensées qui créent l’enfer et le paradis.

Dans le film, Hakuin est remplacé par une femme sage et l’histoire se poursuit : la femme montre au chevalier une toupie dont une moitié est peinte en noir, et l’autre en blanc. Lui montrant la face blanche, elle lui dit :

– « Ce n’est pas parce que tu ne vois pas le côté noir, (faisant tourner la toupie d’un demi-tour) qu’il n’existe pas… »

Et elle lance la toupie, qui alterne à nos yeux si vite entre le noir et le blanc que tout se mêle et elle devient grise…

Tout est noir ET blanc. Et lorsque nous avons à choisir une attitude, un projet, une réponse à une situation… il n’y a ni bonne ni mauvaise décision. Il y a simplement un choix à faire, au plus juste pour nous, à un instant t.

Pour voir comment résonne cette proposition dans votre vie, je vous invite à une expérience : remplacez le plus souvent possible dans votre expression le mot mais par le mot et.

  • « Ca va et je suis fatigué(e) »
  • « Ton dessin est super, et tu vois, les proportions ne sont pas respectées, tu aurais pu… »
  • « J’ai aimé ce film, et je n’ai rien compris à la fin »
  • « Je voudrais suivre cet atelier et ça m’ennuie de laisser ma famille tout le week-end »

Ca change, n’est-ce-pas ? Tout à coup, le monde n’est plus duel, les choses ne sont plus opposées… elles existent ensemble, dans une continuité plus… sereine.

La pleine conscience nous permet de faire une pause et de reprendre la main sur nos pensées et nos jugements, le plus souvent possible. De nous donner plus d’espace pour ne plus voir les choses comme opposées, mais comme coexistantes. Et de choisir plus tranquillement notre action dans le monde. La nôtre. Pas celle qui nous serait dictée par telle ou telle autorité, tel ou tel cadre social ou ordre moral.

Quant à L’Infinie Puissance du Coeur… le film n’est à mon goût pas complètement réussi ET je vous le recommande (notamment pour sa seconde moitié) 🙂

Si tu veux surfer, regarde la plage. Pas les rochers !

 

C’est l’histoire d’un homme qui veut apprendre à surfer.

C’est sa première fois… il n’a aucune idée.

Il y a des vagues. Et des rochers.

Et le moniteur lui dit « Et bien vas-y… lance-toi. Il y a une seule chose importante. Cruciale. Regarde toujours, toujours la plage. C’est tout ce que tu as besoin de savoir. »

Alors notre homme se lance…

Seulement voilà, il y a les vagues…

Et les rochers…

Donc il a peur. Vraiment peur, même.

Alors que fait-il ?

Il regarde les rochers bien sûr. Et même il ne les quitte pas des yeux, tant il est terrorisé à l’idée de s’écraser dessus, sur cette planche qu’il ne maîtrise pas…

Et que se passe-t-il ?

C’est fou : à chaque tentative, il y va, vers les rochers. A chaque fois. Comme s’il était aimanté par eux !

Cela vous fait sourire ? Peut-être vous dites-vous : « Oui, après tout, c’est logique… » Pourtant, dans la vie, nous passons notre temps à regarder les rochers. 

Quelques exemples somme toute banals :

  • « Je ne supporterais pas que ma femme / mon mari me trompe… »
  • « Le contexte est difficile, pour ma boîte, en ce moment… »
  • « Mon enfant n’est vraiment pas fan de l’école, c’est embêtant tout de même… »
  • « Cette présentation me stresse, j’ai peur de passer pour un imposteur/une gourde… »

En entretenant des pensées comme celles-ci, nous mettons précisément en place des comportements qui favoriserons le dénouement que nous craignons tant. Notre inquiétude :

  • Nous rend maussade et suspicieux, donnant plutôt envie à l’être cher d’aller prendre l’air
  • Nous aveugle et nous prive des idées neuves qui pourraient aider notre boîte
  • Pousse notre cher petit à se méfier de l’école et à n’y prendre aucun plaisir
  • Nous fait danser d’un pied sur l’autre au moment de commencer notre présentation, le souffle court et la voix qui tremble… autant dire que nous ne sommes pas au meilleur de nous-même pour impressionner l’auditoire !

Regardons la plage :

  • Nous sentons que notre relation de couple peine un peu ces temps-ci ? Montrons-nous drôle, gai et désirable. C’est plus efficace qu’un flicage méthodique pour garder près de soi l’être cher !
  • Quelle est notre vision pour cette entreprise ? Comment nous y prendrons-nous pour y aller ? Avec qui, quels moyens ?
  • Montrons à notre enfant que nous avons confiance dans sa capacité à apprécier l’école et à y réussir : alors lui aussi pourra y croire et donner son meilleur
  • Quel est notre message dans cette présentation ? Comment avons-nous envie de le faire passer ? Que voudrions-nous que les auditeurs retiennent ? Comment les y emmener de façon gaie et vivante ?

Entendons-nous : il ne s’agit pas de nier qu’il y a des rochers ! Ce serait déraisonnable et dangereux, évidemment. Mais nous pouvons reconnaître qu’ils sont là, les « garder à l’oeil », et pour autant rester pleinement engagés vers la plage.

La pratique de pleine conscience est une aide inestimable dans ce travail : pleinement conscients des risques encourus et de la peur qu’ils suscitent, nous pouvons choisir de ne pas laisser cette peur envahir tout notre monde, et nous tourner résolument vers nos aspirations.

Evidemment, c’est un travail de tous les instants, parce que si nous n’y prêtons attention, la peur revient en force et nous recommençons à regarder les rochers… Comme l’a dit Gabrielle Roth : « Etre un esprit libre demande une discipline considérable. »

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Méditer pour déraciner la peur

Qui peut se vanter de ne pas connaître la peur ? Une des premières découvertes lorsque l’on commence à travailler sur soi – par la pratique de pleine conscience ou toute autre approche – est sans doute le rôle joué par la peur dans nombre de nos pensées, de nos paroles et de nos actes.

  • Peur de n’être pas à la hauteur
  • Peur de manquer (d’argent, de temps, de nourriture, d’amour, etc.)
  • Peur de perdre ceci ou cela (son travail, son logement, son temps, la santé, sa ligne, la face, sa mise, l’équilibre, la tête, etc.)
  • Peur de perdre quelqu’un (son mari ou sa femme, un enfant, ses parents, etc.)
  • Et bien d’autres encore, sans oublier bien sûr la peur entre toutes les peurs : celle  de mourir

Ainsi la plupart du temps, c’est bel et bien la peur qui est à la racine de nos jugements, de nos colères, de nos tristesses... vous ne me croyez pas ? Prenez le temps de questionner (honnêtement, cela va sans dire ! 🙂 quelques uns de vos sujets d’indignation et faites-moi signe si, en toute bonne foi, vous ne trouvez pas la moindre petite peur derrière tout ça ! Allez, essayez…

La pratique de mindfulness nous permet de prendre conscience de toutes ces peurs qui nous taraudent, mais également d’y faire face au mieux, ainsi que nous le décrit M. Ramesh :

 

Une peur, c’est un peu comme un fantôme : si je m’enfuis sans me retourner, elle grandira encore et encore derrière moi… alors que si je me retourne pour la toucher du doigt… Pfffiout, elle disparait… Enfin… non, j’exagère, elle ne disparait pas forcément… pas d’un coup d’un seul, en tout cas. Mais elle devient tout de suite moins effrayante, du seul fait que nous nous familiarisons avec elle.

Ce que dit M. Ramesh va même un peu plus loin. Cette phrase me touche particulièrement : « Notre plus grande peur n’est pas celle de mourir, mais celle de vivre pleinement. » Comme dans le poème de Marianne Williamson, Notre peur la plus profondeque je vous citais il y a un moment déjà :

« Notre peur la plus profonde n’est pas de n’être pas à la hauteur
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, non notre obscurité
Qui nous effraie le plus. »

En nous asseyant pour méditer, nous nous donnons l’espace pour mieux connaître notre peur, et pour lui donner une réponse autre que la fuite instinctive. Nous nous affranchissons de la peur, nous donnons une chance de repousser les limites de notre zone de confort et de nous dépasser… pour vivre plus pleinement.

Une journée avec Jon Kabat-Zinn

Jon Kabat-Zinn était à Paris la semaine dernière et j’ai eu la chance de passer presqu’une journée avec lui : une journée très spéciale, vraiment. Je vous la raconte ici, sans oublier sa conférence aux Folies Bergère. 

Attention : ce récit ne se veut pas un compte-rendu exhaustif mais plutôt un tableau impressionniste, fruit de ce qui m’a émue au fil de la journée.

 

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J’avais déjà croisé Jon Kabat-Zinn : nous avions brièvement échangé comme il animait avec son épouse Myla un atelier sur le thème « Etre parent en pleine conscience » en 2010, à l’occasion de la traduction en français de leur ouvrage A chaque jour ses prodiges. J’ai retrouvé mercredi dernier un homme chaleureux, bienveillant, avide de rencontrer son public, mais également sans compromis quant à l’intégrité nécessaire à la préservation de la pratique de pleine conscience.

La pleine conscience incarnée

Comme il l’a dit lui-même au cours de sa conférence : « La pleine conscience est un sujet tellement sérieux que nous ne pouvons en parler trop sérieusement… sérieusement ! » Tout au long de cette journée, Kabat-Zinn a donc montré un subtil mélange d’ouverture, de chaleur, d’affabilité, d’humour… et de grande rigueur.

Une poignée de main et tout est dit

Il a cette façon merveilleuse, pour se présenter, de dire avec un grand sourire : « Bonjour, je suis Jon… nous sommes-nous déjà rencontrés ? »  Pour moi, cette simple phrase est une belle illustration de la pratique de pleine conscience :

  • Il reconnait qu’il rencontre beaucoup de monde et ne saurait se souvenir de chacun
  • Il ne se confond pas en excuses, il le reconnait, tout simplement
  • Ce faisant, il prend soin de son interlocuteur qui peut-être espère être reconnu
  • Cela met tout le monde à l’aise et la conversation peut s’amorcer, que vous l’ayez déjà rencontré ou non.

Place à la créativité… en toute intégrité

Au cours d’un déjeuner avec le Conseil d’Administration de l’Association pour le Développement de la Mindfulness (ADM), nous avons évoqué la mission de l’ADM en matière de promotion de la pratique de pleine conscience et son rôle crucial dans la préservation d’un enseignement sérieux et intègre de cette pratique.

Puis 80 instructeurs MBSR et MBCT ont pu participer à un après-midi d’échanges autour du travail délicat qu’est la transmission de la pratique de pleine conscience. Un moment précieux où Jon Kabat-Zinn a beaucoup insisté sur le fait que la préservation de l’authenticité de la pratique était entre nos mains d’instructeurs. Il a par exemple exprimé sans détour ses réserves quant à « l’hybridation » de la pleine conscience avec, par exemple, la psychologie positive :
Jon Kabat-Zinn : – Je pense que mélanger les deux approches est une très mauvaise idée. La psychologie positive consiste à induire des émotions positives en lieu et place de nos émotions négatives, c’est-à-dire à altérer ce qui est déjà là… La mindfulness consiste au contraire à reconnaître ce qui est là et à faire toute la place pour ce qui se manifeste… négatif ou positif. Mélanger les deux, c’est forcément dénaturer la pratique de pleine conscience. Ce qui ne remet pas en cause la valeur de la psychologie positive en tant que telle : nombreux sont ceux qui témoignent des bienfaits de cette approche, mais pour moi elle n’est pas compatible avec la pratique de pleine conscience.

Dans le même temps, comme nous évoquions la nécessité d’adapter parfois le protocole MBSR aux cadres dans lesquels nous intervenions, et notamment à celui des entreprises, c’est avec enthousiasme qu’il nous a encouragés à la créativité  : « Je ne considère pas qu’il soit mon rôle, aujourd’hui, de créer un programme pour l’entreprise. Pour moi, c’est à vous maintenant d’y porter la pratique, fût-ce dans un format adapté à ce contexte particulier… Ne l’appelez pas « MBSR », c’est tout. »

Une conférence archi-comble

Le soir, Jon Kabat-Zinn a donné une conférence sur le thème « Le pouvoir de transformation de la méditation de pleine conscience »1700 personnes se sont pressées aux Folies Bergère (« of all places! », comme on dit en anglais : parmi toutes les salles parisiennes, il a fallut que ce soit les Folies Bergère :-)) pour écouter sa vision d’une pratique dont on entend beaucoup parler… dont on entend même tellement parler qu’on ne sait plus très bien de quoi on parle ! « C’est le problème : on en parle tellement que la pleine conscience devient un concept… c’est un comble ! »

Le contact humain avant tout

L’entrée du public dans la salle a pris un certain temps, Vigipirate oblige. Curieux de rencontrer son public, Jon Kabat-Zinn est arrivé dans la salle bien avant que tout le monde ne soit installé pour une séance d’embrassades et poignées de main. « Bonjour, je suis Jon… have we met before? ».

Puis est venu le moment pour lui et sa traductrice, Geneviève Hamelet, présidente de l’ADM, de prendre place sur la scène pour commencer. Ca n’a pas été une mince affaire ! Les premiers rangs du second balcon ne les voyant pas, il a fallu envisager de reculer sur la scène… et donc de s’éloigner du public. Il l’a fait à la fois de bon coeur… et à contrecoeur : ou comment trouver le juste équilibre pour être vu de toute la salle tout en restant proche ? Finalement installé, il a pu commencer… lorsque la régie a baissé les lumières dans la salle. « Mais je veux voir les gens, moi ! Est-il possible de rallumer, s’il-vous-plait… Merci, c’est tellement mieux comme ça ! »

Kabat-Zinn parle assez bien le français et s’y est essayé à maintes reprises au cours de sa conférence. Et pour tous les autres moment, il y avait Geneviève Hamelet : j’en profite pour saluer ici la performance de Geneviève qui a su traduire avec justesse et sans délai ces propos subtils et d’une grande profondeur. Bravo ! La traduction a par ailleurs donné à toute la conférence un rythme singulier…

Descendre en soi au rythme d’un galet dans l’eau

C’est par une phrase de Pascal, citée en français et gardée ensuite comme fil conducteur de sa conférence, que Kabat-Zinn a ouvert son propos : « Tous le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre ».

Puis il a guidé une méditation en proposant à chacun dans l’assistance de revenir sur les raisons qui l’avaient conduit au Folies Bergère ce soir-là : « Prenez un moment, fermez les yeux si vous le souhaitez, et laissez cette question se poser à vous, encore et encore : qu’est-ce qui m’a amené ici ce soir ? Voyez ce qui émerge au fur et à mesure que la question se déploie… Imaginez que vous avez dans la main un galet, et visualisez un puits… le plus beau puits que vous puissiez imaginez…  approchez-vous de ce puits…et laissez tomber le galet dedans… il descend, descend dans le puits… « Qu’est-ce qui m’a amené ici ce soir ? » Avec le « splash » du galet dans l’eau jaillit la première réponse à cette question … puis il s’enfonce doucement et comme vous visualisez sa descente, peut-être que d’autres réponses émergent… écoutez… qu’est-ce qui vous a amené ici ce soir? »

Kabat-Zinn a relaté l’expérience du poète et philosophe Henri David Thoreau qui a passé deux ans dans une cabane construite de ses mains au bord de l’étang de Walden, dans le Massachusetts aux Etats-Unis. Au cours de ces deux années, Thoreau a mené la vie la plus spartiate possible, trouvant ses ressources dans la nature environnante et passant le plus clair de son temps au plus près de cette nature : il regardait l’étang par la porte ouverte de sa cabane ou bien s’y immergeait jusqu’au nez pour regarder la vie des insectes à la surface… Il dira de cette expérience, relatée dans son ouvrage Walden : « Je suis allé dans la nature parce que je souhaitais vivre délibérément, faire face seulement aux faits les plus essentiels de la vie, voir si je ne pouvais pas apprendre ce qu’elle avait à enseigner et ne pas découvrir, au moment de mourir, que je n’avais pas vécu. »

« Je », le temps n’existent plus… seule reste l’expérience

Kabat-Zinn a raconté une étude scientifique publiée en 2007 qui évoque la mise en évidence de deux modes différents de référence à soi-même : le mode « narratif » et le mode « expérientiel ». En quelques mots, des scientifiques ont fait passer un IRM fonctionnel du cerveau à deux groupes de personnes en les invitant, lorsqu’ils étaient dans l’IRM, à « ne rien faire ». Pour chacun des groupes, ils ont fait les mesures deux fois, l’un des groupes ayant, entre les deux IRM, suivi un protocole MBSR. Les premières mesures montrent pour tout le monde une activité très importante de la partie antérieure du cerveau. La seconde série de mesures montre la même chose pour le groupe témoin, alors que pour le groupe ayant suivi le procole MBSR, l’activité semble se « déplacer » sur le côté gauche du cerveau. Qu’est-ce qui change ? Le mode « par défaut » du cerveau, c’est-à-dire ce que « fait » le cerveau lorsque nous ne faisons rien. En l’absence de tout entraînement attentionnel comme la méditation de pleine conscience, notre mode par défaut est un mode narratif : nous nous référons à nous-mêmes en nous racontant des « histoires-dont-nous-sommes-le-héros-ou-l’héroïne », des histoires tissées dans le temps où il est question de « je », de « moi » et du « mien »… Après 8 semaines d’entraînement à la méditation de pleine conscience, le mode par défaut change et devient un mode expérientiel : nous nous référons à nous-mêmes en vivant l’expérience telle qu’elle se déploie, moment après moment. « Je » n’existe pas, le temps ne s’écoule pas, il y a seulement l’expérience de chaque instant. 

Et lorsque « je » n’existe plus, notre appréhension du monde change du tout au tout. Kabat-Zinn a évoqué le scan corporel, pratique essentielle du protocole MBSR qui consiste à porter son attention successivement dans les différentes parties de corps pour en ressentir pleinement les sensations… « Une pratique qui paraît simple mais s’avère souvent très difficile, tant notre propre corps nous est étranger. Et savez-vous quelle posture on adopte pour le scan corporel ? Celle-ci (il s’allonge au sol sur le dos, bras le long du corps). En yoga, on appelle ça la posture du cadavre… et ce n’est pas un hasard : chaque scan corporel est une opportunité de mourir à soi-même pour repartir tout neuf ! » 

C’est de notre humanité qu’il s’agit

Il a raconté avoir participé à une conférence aux Pays-Bas quelques jours plus tôt et s’être vu présenté, non sans consternation, comme « l’inventeur de la mindfulness ». « Je vous en prie ! » a-t-il dit, les yeux au ciel, les doigts en pistolet sur la tempe. « Je n’ai rien inventé du tout : cela existe depuis plus de deux mille ans ! » Et de poursuivre en notant que l’on associe en général la pratique de pleine conscience au bouddhisme mais qu’avant tout, cette pratique relève du fait d’être humain. « Tout le monde pense que je suis bouddhiste mais pas du tout… D’ailleurs, si vous prenez le « premier bouddha », Siddharta Gautama, qui a passé 40 ans de sa vie à transmettre ce qu’on appelle aujourd’hui les enseignements bouddhistes, il n’était pas bouddhiste, lui ! »

Où le bonhomme affable devient maître zen

Lorsque Jon Kabat-Zinn a donné la parole au public pour des questions, une jeune femme a pris le micro : « Quand on commence à pratiquer la méditation, les premiers pas ne sont pas très agréables. Comment faire pour maintenir la motivation ? Je ne sais pas comment aider mes participants… comment les mettre sur leur lancée… »
Jon Kabat-Zinn : – « Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris : vous parlez de vous-même dans votre pratique ou bien de vos participants à des groupe de mindfulness ? »
La jeune femme : – « Non, de mes participants, j’anime des groupes de mindfulness…  »
Jon Kabat-Zinn : – « Alors… je vais dire quelque chose qui peut-être ne sera pas agréable à entendre… je vais tenter de le formuler avec toute la compassion possible… Vous ne devriez pas animer de groupe de mindfulness. Et quand je dis ça, ce n’est pas une condamnation mais au contraire un encouragement. Un encouragement à explorer plus avant, à aller plus loin dans votre pratique. Vous ne pouvez enseigner qu’à partir de votre expérience : si vous n’avez pas vous-même la réponse à cette question, alors vous n’êtes pas prête.

La première gêne passée (je me mets à la place de cette femme : c’est effectivement pénible à entendre !), c’est la reconnaissance et le respect qui ont pris le dessus : merci. Merci, M. Kabat-Zinn, de ne pas tourner autour du pot, merci d’incarner à la fois le courage, la rigueur et la bienveillance qui sont les piliers de la pratique de pleine conscience.

la Grande-Bretagne, nation en pleine conscience

Une femme a enchaîné : – « J’étais la semaine dernière à votre conférence de Bruxelles et vous avez évoqué ce qui se passe en Grande Bretagne. Pourriez-vous y revenir pour nous ce soir ? »
Jon Kabat-Zinn : – « (riant) Ah je vois… vous m’avez suivi depuis Bruxelles ! OK, alors allons-y… » 

Une « Initiative Mindfulness » a vu le jour en Grande Bretagne avec la proposition d’un programme en huit semaines aux parlementaires britanniques. A ce jour, 90 parlementaires ont suivi ce programme.

Un Groupe Parlementaire Tous-Partis sur la Mindfulness a été créé pour étudier, avec l’aide de scientifiques, de méditants et de responsables politiques, comment intégrer la pratique de pleine conscience dans les services et institutions britanniques. Cette étude porte en premier lieu sur les domaines de l’enseignement, de la santé, du travail, et du secteur pénitentiaire.

Les conclusions de cette initiative seront livrées en juin prochain, sous le titre « Mindful Nation UK ». Un rapport intermédiaire a déjà été publié : vous le trouverez ici.

Le nom de « Mindful Nation » est emprunté au sénateur américain Tim Ryan qui, élu dans l’Ohio, prône l’introduction de la pratique de pleine conscience dans les différentes instances de la société américaine et a publié son livre A Mindful Nation juste avant de se présenter pour être réélu… Comme le dit Kabat-Zinn : « Dans un état qui change régulièrement de bord comme l’Ohio, il fallait un certain courage pour faire ça… et il a été ré-élu ! »

La France se réveille tard ? La faute à Descartes !

Un homme poursuit : – « Comment expliquez-vous que la mindfulness soit aussi peu présente dans les hôpitaux français, alors que les hôpitaux anglo-saxons notamment l’utilisent énormément ? Et surtout, que recommanderiez-vous pour faire bouger les choses ? »
Jon Kabat-Zinn (en riant) : – « Alors… j’ai beaucoup parlé de Pascal ce soir… je ne vous ai pas parlé de Descartes ! La France est un pays où le rationalisme cartésien est très fort et ça, je crois que c’est indiscutablement un frein au déploiement de pratiques comme la pleine conscience. »
L’homme : – « Mais que recommandez-vous pour faire avancer les choses ? Vous comprenez (sa voix se voile, l’émotion est palpable dans la salle), j’ai moi-même eu la chance de bénéficier d’un programme comme j’étais à l’hôpital… et ça a changé ma vie… je ne sais pas comment j’aurais fait sans ce programme… mais l’initiative a été arrêtée depuis. Alors que c’est tellement important ! »
Jon Kabat-Zinn : – « Vous savez, j’ai passé l’après-midi d’aujourd’hui avec des instructeurs MBSR et MBCT et c’est un sujet qui a été abordé : apparemment ça bouge et il existe plusieurs initiatives pour faire entrer la pleine conscience à l’hôpital… A mon sens,  la France est un pays particulier et oui, elle a parfois du retard sur certains sujets, mais lorsqu’elle elle s’y met finalement, elle rattrape très vite ce retard. Et en matière de pleine conscience, je crois qu’elle est sur le point de basculer !

La « chambre » de Pascal, au bout du compte, c’est le monde !

La dernière question nous a été offerte par Hippolyte, tout jeune homme de 18 ans : « Vous arrive-t-il de vous promener dans la nature et de vous demander quel est le rôle de l’homme sur cette planète ?« 

Jon Kabat-Zinn :« Oh, je suis tellement, tellement content que vous ayez eu le micro pour cette dernière question ! Parce qu’effectivement, c’est une question essentielle… Et quand Pascal dit « en repos dans une chambre », la chambre n’est pas nécessairement petite… au bout du compte, c’est le monde tout entier bien sûr ! »

La pratique de pleine conscience est une voie de liberté et, par là-même, une voie de responsabilité. La responsabilité d’être au monde avec courage et intégrité, de vivre pleinement notre vie et de donner le meilleur de nous-mêmes, moment après moment.

Et comme je m’apprête à clore ce billet (le plus long de toute ma courte carrière de « blogueuse » !), je ne résiste pas à vous proposer d’écouter Rav Benchetrit : dans Le Présent il évoque avec humour et finesse l’importance de vivre le moment présent pour donner sa chance au héros qui sommeille en chacun de nous.

 

 

 

 

Jon Kabat-Zinn à Paris le 29 avril prochain !

Jon Kabat-ZInn

Jon Kabat-Zinn, le « père » du protocole MBSR, sera à Paris le mercredi 29 avril pour une conférence sur le thème : Le pouvoir de transformation de la méditation de pleine conscience. Réservez vite, c’est organisé en partenariat avec Psychologie Magazine et il y aura du monde.

Un heureux évènement !

C’est avec émotion et grand plaisir que je vous annonce la publication aux Editions Leduc.s de mon livre, Transformez votre vie par la pleine conscience.

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 Un guide pratique pour « s’y mettre », pour commencer à cultiver la présence, la pleine conscience au coeur de nos vies.

Très largement inspiré du protocole MBSR, ce livre en suit le déroulement, tout en jetant un éclairage personnel sur la pratique de pleine conscience

J’ai pris plaisir à l’émailler de réflexions et références qui m’inspirent, en lien avec cette pratique.

Sept enregistrements de méditations guidées à télécharger y sont par ailleurs proposés.

Transformez votre vie par la pleine conscience coûte 17 €. Vous pouvez vous le procurer en librairie, ou bien en cliquant sur la couverture ci-dessus.

Je souhaite de tout coeur que Transformez votre vie par la pleine conscience  apporte à ses lecteurs plaisir et enrichissement intérieur !

 

La méditation : une invitation au sourire

La pratique de pleine conscience repose sur sept attitudes fondamentales de l’esprit :

  • le non-jugement
  • la patience
  • l’esprit du débutant
  • la confiance
  • le non-effort
  • l’acceptation
  • le lâcher prise.

Moi, je voudrais en ajouter une : l’humour !

Parce que quand on s’astreint jour après jour à s’asseoir une demi-heure à une heure sur un coussin pour « regarder le moment présent » et qu’1 fois, 10 fois, 1000 fois on s’aperçoit que l’esprit « s’est fait la malle » et se balade un peu partout sauf dans le moment présent, mieux vaut ne pas se prendre trop au sérieux !

Attention : il ne s’agit pas là d’un humour sarcastique ou ironique qui tendrait à nous tourner en ridicule. La petite voix perchée sur notre épaule qui juge chacun de nos actes et qui dirait : « C’est bien la peine de faire tout ça si tu n’es même pas fichu de rester concentré plus de deux minutes ! » Non, je parle d’un humour empreint de bienveillance et de tendresse. Un sourire intérieur qui dirait : « Tiens, tiens, mon esprit est encore parti se balader… Je n’y ai vu que du feu, il est vraiment fort ! Allez, revenons à la respiration. Renouvelons notre intention de rester là, présent. »

Comment nous en vouloir lorsque notre esprit vagabonde ? Que pouvons-nous y faire, puisque nous ne sommes pas ! L’humour  nous permet alors de ne pas prendre les choses de façon personnelle. Et c’est ce qu’évoque Romain Gary dans La Promesse de l’Aube :

Instinctivement, sans influence littéraire apparente, je découvris l’humour, cette façon habile et entièrement satisfaisante de désamorcer le réel au moment même où il va vous tomber dessus. L’humour a été pour moi, tout le long du chemin, un fraternel compagnonnage : je lui dois mes seuls instants véritables de triomphe sur l’adversité. Personne n’est jamais parvenu à m’arracher cette arme, et je la retourne d’autant plus volontiers contre moi-même, qu’à travers le « je » et le « moi », c’est à notre condition profonde que j’en ai. L’humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l’homme sur ce qui lui arrive. Certains de mes « amis », qui en sont totalement dépourvus, s’attristent de me voir, dans mes écrits, dans mes propos, tourner contre moi-même cette arme essentielle ; ils parlent, ces renseignés, de masochisme, de haine de soi-même, ou même, lorsque je mêle à ces jeux libérateurs ceux qui me sont proches, d’exhibitionnisme ou de muflerie. Je les plains. La vérité est que « je » n’existe pas, que le « moi » n’est jamais visé, mais seulement franchi, lorsque je tourne contre lui mon arme préférée ; c’est à la situation humaine que je m’en prends, à travers toutes ses incarnations éphémères. 

Je voudrais finir dans un grand éclat de rire, celui d’un homme qui ne se prend pas au sérieux : que ce rire vous accompagne dans votre journée et bien plus loin !

 

Traduction du film :

Joseph coure vers l’aubergiste : « Aidez-moi, je vous en supplie, aidez-moi, ma femme va avoir un bébé ! » 

L’aubergiste répond : « Désolé, ce n’est pas ma faute. » 

Et Joseph de dire : « Ce n’est pas la mienne non plus ! » 

L’empathie, ou « savoir écouter au bon endroit »

« L’empathie ou la compassion, c’est la présence portée à ce que je vis ou à ce que l’autre vit. » (Thomas d’Ansembourg)

Je viens de lire le livre de Thomas d’Ansembourg « Cessez d’être gentils, soyez vrai ! Etre avec les autres en restant soi-même » et son passage sur l’empathie m’a beaucoup plu. Il y évoque la difficulté que l’on peut rencontrer à accueillir la souffrance de l’autre et donne quelques clés pour y répondre d’une façon plus « écologique », c’est-à-dire en préservant notre propre intégrité tout en apportant à l’autre le soutien dont il a besoin.

Face à une personne qui souffre et faute de nous sentir intérieurement assez solide, nous pouvons rencontrer deux peurs. Celle, irrationnelle mais néanmoins profonde, d’être « contaminé » par cette souffrance, et celle de n’être pas à la hauteur, de n’être pas « la bonne personne qui fait bien tout ce qu’il faut pour les autres » pour reprendre les mots d’Ansembourg. Si nous cédons à cet accès de panique et/ou de culpabilité, nous opterons selon toute probabilité pour une de ces réponses à la fois maladroites et inefficaces :

  • Minimiser les préoccupations de l’autre : « Mais non, ce n’est pas si grave, tu vas voir, ça va s’arranger… »
  • L’abreuver de nos « bons » conseils
  • Revenir à nous : « Ah oui, je vois ce que tu veux dire, moi aussi ça m’est arrivé, quand j’ai dû etc, etc. »

Et ce faisant, nous nous occupons non pas de l’autre mais de nous. Nous tentons hâtivement de colmater la brèche ouverte de notre impuissance, laissant finalement l’autre seul avec sa souffrance.

Maintenant revenons en arrière et utilisons notre pratique de pleine conscience pour répondre au mieux à cette situation délicate :  une personne qui nous est chère souffre et s’en ouvre à nous. Prenons un moment pour observer ce qui se passe non seulement « dehors », en écoutant attentivement ce que nous dit cette personne, mais également « dedans », en écoutant non moins attentivement ce que la situation soulève chez nous comme sensations physiques, émotions et réflexions.

A l’écoute de nous-même et de l’autre, ancrés dans notre respiration et dans notre être, nous pouvons alors accueillir ce qui vient et offrir à l’autre la seule chose dont il a besoin dans l’immédiat : un bras ! Un bras sur lequel s’appuyer pour descendre au fond du puits de sa souffrance et regarder sa blessure bien en face. Après seulement viendra le temps de panser la plaie, de chercher une issue.

L’empathie comme le dit Thomas d’Ansembourg, c’est savoir accueillir ce que nous vivons ou ce que l’autre vit. C’est s’abstenir de faire quoi que ce soit, pour être et être avec. Jour après jour, la pratique de la pleine conscience nous aide à développer la sécurité intérieure qui nous permettra de ne pas agir et de rester d’abord à l’écoute.

Qui sommes-nous pour renoncer à poursuivre nos rêves ?

Je vous propose aujourd’hui un jeu. Imaginez-vous prononcer la phrase:

« …………………… ? J’adorerais le faire mais blablabla »

Par quoi remplacez-vous les pointillés du début ? Listez toutes les actions qui feraient de cette phrase la vôtre. Quelques propositions pour vous aider :

  • Sauter à l’élastique
  • Faire un tour du monde en famille
  • Quitter mon job pour devenir caviste
  • Quitter Paris pour une belle maison en province
  • Passer le permis moto
  • Tenter ma chance à l’Ecole Boulle
  • Proposer mon roman aux grands éditeurs parisiens

Quels rêves vous refusez-vous aujourd’hui de rêver jusqu’au bout, pour mille bonnes et moins bonnes raisons ?

Nous nous sentons assez naturellement « responsable de nos actes ». Mais qu’en est-il de nos absences d’actes ? Nous portons l’écrasante responsabilité de ces rêves que nous n’osons pas tenter. Et c’est le monde qui nous entoure qui pâtit de notre pusillanimité, privé qu’il est de l’énergie que nous déploierions dans la réalisation de notre plein potentiel.

La pratique de pleine conscience est une aide précieuse dans la découverte et l’expression de ce potentiel. Elle nous aide à discerner nos limites réelles des complexes inutiles et paralysants construits par notre esprit. Nous sommes alors libres de « traverser » nos fantômes pour prendre à bras le corps les difficultés réelles de notre projet.

Françoise Gri, ancienne présidente de Manpower et directrice générale de Pierre & Vacances, évoque dans cette vidéo ces femmes qui ont l’envergure de prendre des postes importants dans une entreprise et ne se l’autorisent pas toujours. Elle insiste sur la responsabilité qui leur incombe de placer leur ambition « à la hauteur de ce potentiel et non pas en deçà ». Hommes ou femmes, cette responsabilité nous incombe à tous, et notamment dans le monde du travail aux femmes qui « osent » encore moins que les hommes.

Plus lyrique et poétique, Marianne Williamson évoque elle aussi notre responsabilité dans son poème Our Deepest Fear :

Our Deepest Fear Notre Peur la Plus Profonde
Our deepest fear is not that we are inadequate.
Our deepest fear is that we are powerful beyond measure.
It is our light, not our darkness
That most frightens us.We ask ourselves
Who am I to be brilliant, gorgeous, talented, fabulous?
Actually, who are you not to be?You are a child of God.
Your playing small
Does not serve the world.
There’s nothing enlightened about shrinking
So that other people won’t feel insecure around you.We are all meant to shine,
As children do.
We were born to make manifest
The glory of God that is within us.
It’s not just in some of us;
It’s in everyone.And as we let our own light shine,
We unconsciously give other people permission to do the same.
As we’re liberated from our own fear,
Our presence automatically liberates others.
Notre peur la plus profonde n’est pas de n’être pas à la hauteur
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, non notre obscurité
Qui nous effraie le plus.
Nous nous demandons
Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux ou merveilleux ?
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?Vous êtes un enfant de Dieu.
Vous restreindre ne sert pas le monde.
Il n’y a rien d’honorable à jouer petit
Afin que les autres ne se sentent pas en insécurité auprès de vous.Notre destinée à tous est de briller,
Comme brillent les enfants.
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques-uns ;
Elle est en chacun de nous.Et en laissant briller notre propre lumière,
Nous permettons inconsciemment aux autres de faire de même.
Lorsque nous sommes libérés de notre propre peur,
Notre présence libère automatiquement les autres.

Alors comme l’écrit René Char :

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. »

Et si en 2013 vous changiez quelque chose?

Le sage a dit: « Sois le changement que tu veux voir dans le monde » et peut-être avez-vous parfois envie de répondre: « Moi je veux bien mais par où commencer? »

Par un atelier de « mindfulness »!

La mindfulness ou pleine conscience est une pratique qui consiste à porter son attention sur le moment présent de façon délibérée et sans jugement.

 En cultivant la qualité de votre présence grâce au programme MBSR (« Mindfulness-Based Stress Reduction ») vous apprendrez à mieux répondre aux sollicitations de votre vie.

Vous développerez « la force de supporter ce qui ne peut être changé, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de distinguer l’un de l’autre. » (Marc-Aurèle)

Pour les timides ou les curieux, un atelier découverte de 3h

Quand: samedi 26 janvier, de 10h à 13h

Où: 98 boulevard des Batignolles, métro Villiers

Pour les plus déterminés, un atelier « MBSR »  sur 8 semaines à raison de 2h30 par semaine et une journée complète

Quand: les jeudis 10, 17, 24 et 31 janvier, 7, 21 et 28 février et 7 mars de 19h à 21h30 et le samedi 23 février de 9h à 16h30

Où: 98 boulevard des Batignolles, métro Villiers

J’organiserai un autre programme MBSR au printemps (du 11 avril au 6 juin) et d’autres ateliers découverte d’ici l’été.

Pour plus d’information ou pour vous inscrire, contactez Beryl

 Tel : 06 25 27 52 17

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